Extraits
"La politique française est devenue depuis quelques années une télé réalité ou les visages nouveaux et les attitudes masque des programmes qui ne changent pas. Après la présidence socialiste de François Hollande qui a joué l’honnête idiot, pour faire oublier Sarkozy l’affairiste, l’establishment financier cherche un président jeune, sérieux et dynamique qui incarnera une rupture, mais assurera la continuité des privilèges de l’élite financière. Au cœur du Paris financier, où les salles de marché résonnent de transactions et d'ambitions démesurées, un jeune banquier au dents blanches et affutées émerge du département
fusion acquisition de la banque Rothschild…"
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"La propagation dans les médias de l’idée selon laquelle un certain « néo libéralisme » serait responsable de toutes nos misères est suspecte et mérite qu’on l’examine de plus près. Qu’est-ce que le libéralisme ? Le système économique français est-il libéral ? Est-ce que la France souffre d’un excès de liberté, ou succombe-t-elle au contraire sous le fardeau des lois ?"
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"La fiscalité prohibitive qui pèse sur les entreprises françaises va conduire de nombreux fleurons du luxe à la faillite et paradoxalement créer un effet d’aubaine sans précédent pour les initiés qui connaissent les subtilités comptables de l’optimisation fiscale. Bernard Arnault attend désormais les opportunités et va se faire une spécialité de racheter ces entreprises pour les tourner vers l’étranger et réduire leur emprunte fiscale. Avec des subventions publiques, l’appui d’amis banquiers et la bénédiction des pouvoirs publics, il répète méthodiquement la recette qu’il connait désormais et maîtrise de mieux en mieux avec un groupe qui lui permet de faire des économies d’échelle. Il va constituer en quarante ans le plus grand empire du luxe mondial : LVMH. De quoi faire de lui l’homme le plus riche du monde…"
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"Enfanté dans les ruines de la monarchie par deux pères, l’un Capitaliste et et l’autre Marxiste, ce monstre hybride à deux têtes qu’est le Capital socialisme allait façonner notre histoire économique pour les décennies à venir : "Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne ». La prophétie voltairienne était accomplie au sein de la nouvelle démocratie républicaine. Karl Marx avait prophétisé « les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendront ». C’est le contraire qui s’était produit, Karl Marx avait fourni la nouvelle religion au nom duquel le Capital allait régner sur les masses. Karl Popper s’exclamait « Je soutiens que le marxisme n'est pas seulement non scientifique, mais que c'est une erreur ; qu'il est basé sur une analyse sélective des faits de manière à étayer une idée préconçue. ». Il avait raison à ceci près que lorsque l’erreur est volontaire on appelle cela une tromperie. Mais ses mots n’étaient pas entendus et se perdaient dans l’Histoire qui comme
on le sait est écrite par les vainqueurs..."
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"Lorsque j’ai créé mon entreprise je ne savais pas que j’allais me retrouver dans la situation d’un candidat de télé réalité, comme Jim Carrey dans le Truman Show. Dans le film "The Truman Show "un mur peint avec des nuages et le ciel donne l'impression à Truman qu'il vit dans un monde vaste et ouvert, avec un horizon infini. Cette illusion est cruciale pour maintenir le personnage dans son univers préfabriqué en le persuadant qu'il n'y a rien au-delà de cet horizon apparent. Il empêche ainsi le personnage de percevoir la vraie nature de son environnement et, par conséquent, décourage toute tentative de s'échapper ou de remettre en question la réalité qui lui est présentée. Il offre un cadre familier et confortable qui décourage Truman de remettre en cause son existence ou de chercher des réponses au-delà de ce qui lui est présenté comme la norme. L’illusion est un élément clé du contrôle exercé par les créateurs du show. En empêchant Truman de voir au-delà de cette façade, ils le gardent captif dans un monde « construit pour lui »."
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"Avant de créer mon entreprise, je travaillais comme « journaliste » sur des émissions de télé réalité. Pour obtenir des candidats ce que nous voulions nous n’avions pas un scénario, comme au cinéma, mais un programme très précis de règles que les candidats devaient respecter et qui étaient censées produire les comportements escomptés. Ces programmes étaient mis au point par des psychologues sociaux et des experts en ingénierie sociale. Nous appelions cela «la mécanique» du programme. Nous savions que si nous appliquions parfaitement cette mécanique nous obtiendrions les comportements souhaités. Personne ne résistait à la mécanique du programme d’autant que nous étions des gens organisés face à des candidats désunis. Nous avions accès à l’information, nous étions initiés, et eux étaient maintenus dans l’ignorance."
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"Le "capital socialisme" est un néologisme, une expression nécessaire que j’ai ressenti le besoin d’inventer, en référence au National-
Socialisme allemand, pour décrire une nouvelle mutation particulièrement agressive du Capitalisme qui partage avec l’idéologie du dictateur à la moustache, un penchant fasciste. Analysons sa « mécanique »."
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